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  • Généralités

    Dans la continuité des Temps d’Activités Périscolaires, le Plan Mercredi a pour objectif d’offrir aux enfants des activités éducatives en dehors des temps scolaires (sur la pertinence des temps éducatifs collectifs, en dehors des temps scolaires, relire nos articles sur les compétences psychosociales et sur les temps et lieux tiers). La qualité de ces activités reposera sur la diversité des animations proposées, la complémentarité et la cohérence entre les différents temps de l’enfant, l’inclusion de tous les enfants (en situation de handicap et/ou précaire) et l’ancrage territorial par des partenariats avec les acteurs locaux. Ces engagements seront repris dans une charte que les collectivités, engagées dans le Plan Mercredi, signeront.

    Si le mercredi n’est plus un jour scolarisé, dans de nombreuses communes de France, le Plan Mercredi inscrit malgré tout le centre de loisirs du mercredi dans un cadre périscolaire (et non extrascolaire comme pendant les vacances ou comme c’était le cas avant la réforme de 2013).
    Le Plan Mercredi intègrera le Projet Educatif Territorial. Les communes sont d’ailleurs invitées à élaborer un même service et des objectifs éducatifs communs pour le mercredi et les accueils périscolaires des lundis, mardis, jeudis et vendredis.


    Pour déployer le Plan Mercredi, les missions de coordination demeureront importantes pour la commune ou l’association gestionnaire des temps périscolaires. Les coûts d’encadrement seront également plus élevés qu’en centre de loisirs de droit commun puisque les communes sont sollicitées pour faire intervenir des éducateurs sportifs et culturels, des associations citoyenne, environnementale, numérique…
    Le gouvernement négocie actuellement le futur contrat d’objectif et de gestion, avec la caisse nationale des allocations familiales, pour 2018 à 2022 : la CAF participerait à hauteur de 1€ par enfant par heure si un Plan Mercredi est intégré au PEdT, au lieu des 0.54€ actuellement versés pour l’accueil de loirs sans hébergement.
    Par contre, contrairement au fonds de soutien, il n’est pas prévu de majoration pour les communes rurales ni les quartiers prioritaires.

    Le taux d’encadrement, bien qu’assoupli, demeurait un frein dans la mise en œuvre des TAP. Le gouvernement annonce un prochain décret pour ouvrir de nouveau les profils des éducateurs pouvant être comptabilisés dans les taux d’encadrement. Les taux, quant à eux, devraient être ceux des accueils périscolaires, sauf si le centre ouvre plus de 5 heures par jour. Sur ce point, il faut attendre le décret ministériel d’adaptation de la règlementation relative aux accueils collectifs de mineurs.

    Les communes demeurant à 4.5 jours, et qui continueront de bénéficier du fond de soutien pour les TAP, pourront également souscrire au Plan Mercredi pour l’après-midi.

    Le ministre de l’éducation a annoncé un accompagnement fort des services de l’Etat (direction de la cohésion sociale et direction de l’éducation nationale) ainsi que la mise en place d’un site internet (planmercredi.education.gouv.fr). Ce dernier n’est pas encore ouvert.